Fiche Métier de Policier Municipal

Le policier municipal travaille sous l’autorité du maire. Il exécute des missions de prévention, et s’assure de la tranquillité, de l’ordre, de la sécurité et de la salubrité publiques. Il constate par procès-verbal, les infractions aux arrêtés municipaux. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir policier municipal.

Policiers Municipaux

Synonymes et métiers similaires : ASVP, gardien de la paix, gendarme, surveillant pénitentiaire, douanier, ADS, gendarme adjoint volontaire.
Niveau d’étude ou diplôme minimum : diplôme de niveau 3 (CAP, BEP, brevet des collèges…) pour le concours externe, aucun diplôme pour le concours interne, emplois réservés pour les militaires.
Études en alternance : non.
Salaire débutant : 1.555€ brut par mois + primes.
Statut : fonctionnaire territorial.
Limite d’âge pour le recrutement : 18 ans minimum.

1. Que fait un Policier Municipal : missions, tâches et fonctions
2. Quel est le salaire d’un Policier Municipal, son évolution de carrière
3. Quels diplômes, études, formations, concours pour devenir Policier Municipal

1. Que fait un Policier Municipal : missions, tâches et fonctions

1.1 Quotidien d’un Gardien de Police Municipale

Le policier municipal accomplit les ordres municipaux, définis par arrêtés : il représente le pouvoir de police du maire.

En tant que policier de proximité, ses missions sont plus axées sur la prévention que sur la répression préventives que répressives. Il a aussi un rôle de police judiciaire et peut donc seconder les officiers de police dans les enquêtes.

Il n’y a pas de journée type pour l’agent municipal : arrivé au commissariat, il prend connaissance des missions qui lui sont confiées pour la journée, à effectuer en équipe.

Lorsqu’il n’y a pas de situations d’urgence à traiter, le policier municipal effectue des rondes de surveillance avec sa brigade en voiture, en vélo ou à pied.

Les missions de l’agent de police municipale sont variées :

  • Îlotage : il s’agit d’une technique de surveillance qui consiste à patrouiller de manière répétée dans un lieu défini. Cela peut être un quartier ou une ville par exemple. Cette méthode permet au policier de mieux connaître son environnement et de renforcer ses liens avec la population. Il permet aussi aux agents de prendre contact avec les acteurs du territoire comme les associations, les enseignements, les clubs de sport, etc.
  • Maintien de l’ordre public : cette mission, d’une grande variété, regroupe des tâches comme le placement des commerçants ambulants sur les marchés, la verbalisation des propriétaires de chiens dangereux, l’arrêt des nuisances sonores ou d’éventuelles bagarres de rue, le maintien des foules dans les manifestations …
  • Surveillance routière : le policier municipal veille au respect du code de la route et verbalise les conducteurs en cas d’infraction : alcoolémie, téléphone au volant, enfant mal attaché, etc. Il peut aussi décider du départ à la fourrière d’un véhicule dont le stationnement est dérangeant.
  • Information aux usagers : pendant ses patrouilles, l’agent municipal informe la population des comportements inappropriés à la vie en collectivité. Il peut, par exemple, rappeler qu’il n’est pas autorisé de jeter ses mégots sur la voie publique ou demander à un individu torse nu de se rhabiller. Sa brigade lui vient en soutien si la situation dégénère.
  • Interpellation pour flagrant délit : si le policier municipal juge que la prévention ne suffit pas à mettre fin au trouble public, il peut sanctionner les auteurs d’infractions au sein de sa commune. Il dresse un procès-verbal et avertit le maire, ainsi qu’un officier de police judiciaire en charge de la zone ou l’infraction a été commise.
  • Permanence : l’agent accueille le public dans les locaux de la police municipale et leur vient en aide dans le cadre de conflits de voisinage, disputes de couple, cambriolages, objets perdus, etc. Il dirige les victimes vers les services compétents pour porter plainte (gendarmerie et police nationale). Il peut aussi être amené à conduire des enquêtes administratives : audition de témoins, consultation de fichiers, rassemblement des preuves, …

En fin de journée, le policier municipal rédige un rapport qui détaille les événements particuliers auxquels il a fait face et le communique à sa hiérarchie.

Spécialités des métiers de la Police Municipale.

Le policier peut aussi décider de s’orienter vers une brigade spécialisée de la police municipale :

  • Policier municipal à moto / scooter : équipé de son 2 roues, le policier motard assure la sécurité des axes routiers en régulant la circulation. Il met en place des radars de vitesse, poursuis les automobilistes en infraction, réalise le contrôle d’identité et des papiers du véhicule. Il peut aussi faire passer des éthylotests.
  • Policier municipal maître-chien : aussi appelé « agent cynophile », ce policier évolue en brigade sur des missions de répression de la petite délinquance, en support de la gendarmerie et de la police nationale. Des sessions d’entraînement sont organisées dans les clubs canins locaux. Les chiens des policiers municipaux vivent souvent avec leur maître.
  • Policier municipal fourrière : cette brigade animalière est chargée de recueillir les animaux qui errent en ville pour les transporter vers le service adapté. Elle fait aussi respecter la loi en vigueur concernant les animaux dangereux : promenade en laisse, port d’une muselière. Elle procède à l’enregistrement des chiens de 1ère et 2ème catégorie et veille au ramassage des déjections canines.
  • Policier municipal transport en commun : la loi a élargi les compétences des agents municipaux dans les trains, le métro et les tramways. Ils peuvent constater certaines infractions par procès-verbal : obstacle à la fermeture des portes, trouble à la tranquillité par des bruits, état d’ivresse, déclenchement sans motif légitime de l’alarme d’urgence, …
  • Policier municipal surveillance des plages : en période de forte affluence, le policier participe en brigade au maintien de l’ordre sur la plage et à la sécurité des plagistes. En cas de noyade ou d’insolation, il prévient les autorités compétentes disponibles sur place. Les patrouilles de l’agent servent aussi à éviter les vols, rackets et agressions qui pourraient survenir.
  • Policier municipal fluvial : sollicitée majoritairement en été dans les stations balnéaires ou les villes dotées d’un fleuve navigable, la brigade nautique de la police municipale effectue des missions de prévention et de répression des infractions en mer mais aussi de surveillance des fonds marins.

Ce ne sont que des exemples, il existe de nombreuses autres spécialités comme îlotier, brigadier équestre, policier municipal à vélo, etc.

À noter que, même si la majorité des policiers municipaux sont des hommes, il est tout à fait possible pour une femme d’exercer ce métier. Leur proportion dans les effectifs a tendance à augmenter.

1.2 Tenue et équipement

La commune d’affectation du policier municipal lui fournit un uniforme qui se compose d’un pantalon et d’un polo bleu marine siglé « Police Municipale » à l’avant et dans le dos. Sur la poitrine, trois bandes bleues sont présentes et un velcro permet d’ajouter les grades du policier sur le bras. L’agent municipal est aussi chaussé de bottes noires souples.

Cette tenue évolue en fonction des saisons : casquette, polo manche longue, blouson, etc.

Selon la ville qui l’emploie, l’agent public peut aussi porter une arme à feu. C’est la maire qui prend cette décision. La plupart du temps, il s’agit d’un revolver Manurhin mais la liste des armes autorisées pour les policiers municipaux a tendance à s’élargir à d’autres armes de :

  • catégorie B : revolver chambré pour le calibre 38 spécial, arme à feu d’épaule et arme de poing tirant une ou deux balles ou projectiles non-métalliques, pistolet à impulsions électriques, etc.,
  • catégorie C : armes à feu tirant une ou deux balles ou projectiles non métalliques, classées dans cette catégorie par arrêté du ministre de la Défense et dont le calibre est au moins égal à 44 mm,
  • catégorie D : matraque de type « bâton de défense », générateur d’aérosol incapacitant ou lacrymogène, projecteur hypodermique, etc.

L’agent municipal est également muni d’un gilet pare-balles, d’une radio individuelle et d’une paire de menottes.

D’autres éléments complètent l’équipement du policier municipal selon sa spécialisation métier : casque et gants pour l’agent municipal à vélo, casque et protections spéciales pour le policier à moto, etc.

La mairie met aussi à la disposition du policier municipal, des véhicules appropriés à ses missions : voitures sérigraphiées « police municipale » toutes équipées (vidéoprotection, radio de télécommunication, sirène, …), bateaux, fourgon pour le transport des animaux, etc.

1.3 Qualités essentielles, compétences nécessaires

La polyvalence du métier de policier municipal demande de multiples qualités et compétences aussi bien relationnelles, intellectuelles que physiques.

Ses qualités relationnelles lui servent à informer la population quant à la réglementation en vigueur. La pédagogie lui est également utile pour organiser au mieux des campagnes de prévention auprès des enfants en milieu scolaire. Le goût pour le travail en équipe est aussi nécessaire puisque l’agent évolue en brigade.

La maîtrise des techniques de communication l’aide à gérer les conflits et à mettre en place une médiation entre la population et les forces de l’ordre, qu’il représente. Des connaissances de bases en communication écrite et orale sont appréciées, notamment la maîtrise des logiciels bureautiques.

Une grande réactivité et la capacité à prendre des mesures pour veiller à la sécurité des personnes et des biens sont attendues. La maîtrise de soi et la capacité à analyser puis à gérer diverses situations sont également indispensables.

Le sens du service public, la discrétion et le respect de la déontologie seront des critères de recrutement, de même que la disponibilité puisqu’il est fréquent pour un policier municipal de faire des heures supplémentaires.

Une bonne condition physique est également exigée, car l’agent est amené à faire des patrouilles durant de longues heures, au cours desquelles il peut aussi avoir à garder une position debout statique.

1.4 Débouchés, recrutement, où exercer ce métier

Le métier de policier municipal s’exerce au sein d’une commune ou d’une intercommunalité (regroupement de municipalités).

Pour devenir policier municipal, il faut réussir le concours externe ou interne, candidater auprès d’une commune ou d’une intercommunalité selon une procédure classique (CV, lettre de motivation, entretien d’embauche) et suivre une formation initiale. Après une année de stage au sein de la première commune qui l’emploie, le policier municipal est titularisé.

Pour entrer dans une brigade spécialisée, le policier municipal candidate auprès de la commune qui édite l’offre d’emploi qui l’intéresse. Cette procédure peut avoir lieu en interne si la brigade spécialisée se trouve dans la commune d’affectation du policier, avec des facilités pour atteindre le poste en fonction de son exemplarité.

Certaines communes mettent tout en œuvre pour former les agents publics à la spécialité qui l’intéresse. Mais l’agent peut aussi avoir à se former auprès d’un centre de sécurité privé agréé, comme pour devenir maître-chien par exemple. La commune prendra en charge le coût de la formation.

1.5 Horaires, conditions et temps de travail

Les missions du policier municipal dépendent en partie des situations qui se présentent dans la commune, ce qui peut rendre ses horaires irréguliers. Cependant, la journée quotidienne d’un agent municipal est généralement de 10 heures, sans dépasser 12 heures au maximum.

En journée, le policier peut prendre une pause de 20 minutes toutes les 6 heures de travail effectif selon le décret relatif à l’aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l’État.

L’organisation en brigades de jour et de nuit (22h / 5h ou 22h / 7h) permet aux équipes de la police municipale d’effectuer un roulement selon un planning stable. C’est la collectivité employeur qui fixe les conditions de mise en place de ces cycles de travail. Quoi qu’il en soit, la semaine du policier municipal ne peut excéder 48 heures.

Des heures supplémentaires peuvent être effectuées par l’agent public en cas de surcroît de travail. Elles sont généralement prises en compte dès la première heure de dépassement du cycle de travail. Elles sont récupérées sous la forme d’un repos compensatoire dans un délai fixé par décret municipal ou à défaut, indemnisées.

La pénibilité du métier de policier municipal est réelle en raison de ses horaires irréguliers, de la violence qu’il rencontre de la part de certains usagers et de la charge mentale qu’il supporte au quotidien (traumatisme psychologique possible lors d’interventions sur accident, travail dans l’urgence, port de charges lourdes comme les barrières de sécurité, …).

Policiers Municipaux à vélo

2. Quel est le salaire d’un Policier Municipal, son évolution de carrière

Le salaire du policier municipal évolue au fil de sa carrière, par avancement dans les échelons de son grade ou en évoluant vers un grade supérieur. Le premier grade des agents de la police municipale est celui de « brigadier », que l’on appelle « gardien-brigadier » pendant ses quatre premières années de service.

La rémunération de base de l’agent de police municipale est fixe, quel que soit la municipalité qui l’embauche. Les salaires des policiers municipaux sont établis de manière égalitaire par une grille indiciaire territoriale.

Le brigadier est rémunéré à hauteur de 1.555,76€ mensuel brut dès son recrutement, par la municipalité qui lui délivre la Formation Initiale d’Application (FIA). Il perçoit donc ce salaire pendant sa première année de contrat au cours de laquelle il est stagiaire.

Après titularisation, le brigadier perçoit un salaire indiciaire de 1.565,13€ brut par mois (échelon 2), qui peut évoluer jusqu’à 1.968,13€ brut au dernier échelon de son grade.

Important : à ces salaires de base, il faut ajouter les nombreuses primes dues aux fonctionnaires comme les bonifications indiciaires, le supplément familial de traitement, les indemnités de résidence…

Au fil de sa carrière, le brigadier peut évoluer vers un grade supérieur grâce à son expérience, son mérite ou en validant des examens professionnels en interne.

Il verrait ainsi ses responsabilités et son salaire augmenter :

  • Brigadier-chef principal de police municipale : de 1.649,48€ à 2.357,07€ brut par mois + primes,
  • Chef de police municipale : de 1.658,85€ à 2.357.07€ brut mensuel + primes.

A noter : le brigadier peut demander à changer de grade avant d’avoir gravi tous les échelons. C’est la Commission Administrative Paritaire (CAP) qui valide sa demande sous certaines conditions, qui varient selon le grade convoité. Le policier est alors inscrit sur un tableau d’avancement, par ordre de mérite. Il pourra ainsi être promu selon les quotas de la commune.

Des examens professionnels internes permettent aussi au brigadier de police municipale d’avancer dans les grades de son cadre d’emploi. Il est à noter que le grade de « Chef de la Police Municipale » est en voie d’extinction. Mais le policier municipal peut se tourner vers d’autres métiers de la sécurité comme gendarme ou policier national.

Un policier municipal peut également quitter la fonction publique territoriale avant sa retraite. Il pourra ainsi exercer d’autres professions au sein de la fonction publique en profitant d’équivalences et de concours internes.

Les compétences du policier municipal sont également très recherchées dans le secteur privé, notamment s’il a une spécialisation métier (maître-chien par exemple).

3. Quels diplômes, études, formations, concours pour devenir Policier Municipal

Pour devenir policier municipal, il faut passer le concours externe de brigadier, accessible aux personnes âgées de 18 ans au moins, et titulaires d’un diplôme de niveau 3 (CAP, BEP, brevet des collèges…).

Mais il est également possible de devenir policier municipal sans diplôme : il faut d’abord travailler en tant qu’Agent de Surveillance de la Voie Publique (ASVP) ou comme Adjoint De Sécurité (ADS). Quelques emplois de policiers municipaux sont aussi réservés aux militaires en reconversion.

Un stage d’un an comprenant une formation initiale de 6 mois vient compléter ce parcours vers le métier de policier municipal.

3.1 Concours de Policier Municipal

Pour devenir brigadier de la police municipale, il existe deux concours : externe et interne. Certains fonctionnaires peuvent aussi accéder à la fonction de policier par détachement ou intégration directe.

Après sa réussite à l’un des concours, le candidat suit une formation auprès du Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT).

3.1.1 Concours Externe

Les épreuves du concours externe de brigadier de police municipale comprennent deux phrases :

  • Admissibilité :

Elle se compose de deux épreuves écrites : rédaction d’un rapport à partir d’un dossier de 5 à 10 documents (1h30 – coefficient 3) et compréhension de texte à partir d’un article de 500 à 800 mots (1h00 – coefficient 2).

La première épreuve évalue la capacité du candidat à établir une description objective de faits pour en rédiger un rapport circonstancié. La seconde épreuve vérifie l’expression écrite du candidat et sa capacité à exposer clairement ses idées.

À noter : le candidat admissible est invité à passer des tests psychotechniques auprès d’un psychologue, pour une évaluation de sa personnalité.

  • Admission :

L’admission comprend elle aussi deux phases : entretien de 20 minutes avec un jury (20 minutes – coefficient 3) et épreuve de course à pied + épreuve sportive au choix (coefficient 1).

L’entretien permet de juger de la motivation du candidat pour le poste de brigadier. L’épreuve sportive mesure la vitesse du candidat sur 100 mètres. Elle est complétée au choix du candidat par une épreuve de natation, de saut en hauteur/longueur ou de lancer de poids.

3.1.2 Concours Interne

Les ASVP et ADS qui souhaitent devenir brigadier de police municipale doivent avoir exercé leurs fonctions durant 2 années au moins au 1er janvier de l’année du concours.

Ils passent presque les mêmes épreuves que les candidats au concours externe.

  • Admissibilité : rédaction du rapport de police uniquement (durée : 2h00),
  • Tests psychotechniques : avec un psychologue (épreuve non notée),
  • Admission : l’entretien avec le jury est basé sur un dossier professionnel qui fait état du parcours du candidat dans le domaine de la sécurité publique (20 minutes – coefficient 3), l’épreuve sportive est strictement identique à celle du concours externe (course de vitesse sur 10 mètres + épreuve sportive au choix – coefficient 1).

A noter : pour les deux concours, toute note inférieure à 5/20 à l’une des épreuves d’admission ou d’admissibilité est éliminatoire. L’admission au concours n’est possible qu’avec obtention d’une note moyenne égale ou supérieure à 10/20 pour l’ensemble des épreuves.

Le jury du concours établit le classement des candidats en fonction de leur note finale : les candidats les mieux notés sont « admis » jusqu’à ce que le nombre de postes ouverts soit rempli.

A noter : pour en savoir plus, vous pouvez lire notre guide complet du concours de policier municipal.

3.2 Détachement ou Intégration Directe

Certains fonctionnaires peuvent accéder à un poste de brigadier de la police municipale par voie de détachement ou d’intégration directe :

  • fonctionnaires de catégorie C de la fonction publique de l’État,
  • fonctionnaires de la fonction publique territoriale,
  • fonctionnaires et de la fonction publique hospitalière.

Ils doivent nécessairement occuper un emploi dont l’indice brut de début est au moins égal à l’indice du 1er échelon de brigadier. Il faut aussi qu’ils aient pu obtenir un agrément du procureur de la République et du préfet. Ils pourront alors suivre la formation initiale, qui reste obligatoire dans leur cas.

L’accès au grade de brigadier-chef principal n’est atteignable qu’en interne, par voie d’avancement à la promotion.

3.3 Formation et Titularisation du Policier Municipal

Les lauréats du concours de brigadier de la police municipale sont inscrits sur une liste d’aptitude à exercer leurs fonctions durant un an, renouvelable deux fois à leur demande. Ils doivent candidater par eux-mêmes pour une première affectation en stage au sein d’une municipalité.

Les 6 premiers mois du stage de brigadier sont dédiés à sa formation d’intégration. Elle est organisée par le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) dès que l’organisme reçoit l’arrêté de nomination du policier en tant que stagiaire et s’effectue en alternance entre :

  • enseignements théoriques : apprentissage de l’organisation des institutions municipales et de l’État,
  • environnement professionnel du métier de brigadier,
  • stages pratiques : maîtrise des techniques et moyens de défense et de sécurité des personnes et des biens, mise en application des arrêtés municipaux et préfectoraux, observation d’autres services de police et de sécurité (prison, gendarmerie, …).

Le brigadier est encouragé à pratiquer une activité sportive tout au long de son stage pour accroître sa condition physique. Il est aussi accompagné par un tuteur policier municipal volontaire, employé de la collectivité où il effectue son stage, sans lien hiérarchique. Celui-ci a un rôle de conseiller et d’évaluateur via une grille d’observation qui servira au jury en fin de formation.

A noter : tout au long de sa formation, le gardien-brigadier est rémunéré 1.555,76€ brut par mois.

À la fin de sa formation et sauf avis défavorable du CNFPT, le gardien-brigadier stagiaire intègre le service de police de la municipalité qui l’a recruté. Il est titularisé par le maire à l’issue de sa période de probation d’un an.

Après agrément par le procureur de la République et le préfet (reconnaissance du grade) puis assermentation par le tribunal d’instance de son lieu d’exercice (possibilité de verbaliser), le brigadier peut exercer pleinement ses fonctions.