Fiche Métier de Sophrologue

Un, ou une, sophrologue aide son client à utiliser ses propres ressources pour gérer des moments difficiles à l’aide de techniques de respiration, de relaxation physique et de visualisation mentale. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir sophrologue.

Sophrologue

Synonymes et métiers associés : praticien en sophrologie, relaxologue, hypnothérapeute, praticien Reiki, praticien de médecine chinoise traditionnelle, naturopathe.
Niveau d’études ou diplômes requis : aucun.
Études en alternance : non.
Salaire débutant : SMIC.
Statut : indépendant (80 % en micro-entreprise) et salarié.
Limite d’âge pour le recrutement : 18 ans au minimum.

1. Que fait une Sophrologue : missions, tâches et fonctions :
2. Quel est le salaire d’une Sophrologue, son évolution de carrière :
3. Quels diplômes, études, formations pour devenir Sophrologue :

1. Que fait une Sophrologue : missions, tâches et fonctions :

La sophrologie est une médecine douce qui active le pouvoir de l’esprit à se soigner lui-même. La sophrologue enseigne des outils et des techniques à son patient pour qu’il prenne conscience de ses capacités et qu’il apprenne à mobiliser ses ressources.

Le but est que le patient puisse gérer ses perturbations grâce à ces techniques pour connaître un mieux-être physique et émotionnel.

Les bénéfices précis recherchés par les clients sont :

. la détente du corps,
. l’apaisement des émotions négatives,
. l’apaisement des tensions et de l’inquiétude,
. un meilleur sommeil,
. le soulagement de certaines douleurs,
. la confiance en soi,
. la préparation mentale.

1.1 Quotidien d’une Sophrologue :
1.2 Tenue et équipement d’une Sophrologue :
1.3 Qualités essentielles, compétences requises pour être Sophrologue :
1.4 Débouchés, recrutement, où exercer le métier de Sophrologue :
1.5 Horaires, conditions et temps de travail d’un Sophrologue :

1.1 Quotidien d’une Sophrologue :

Dans 95 % des cas, la sophrologue est indépendante. Elle passe une partie de sa journée à assurer des consultations à son cabinet.

Lorsqu’elle travaille seule, elle s’occupe de répondre au téléphone et par e-mail pour prendre les rendez-vous, et répondre aux questions des clients.

Elle organise son agenda, prépare ses consultations, crée et met à jour le dossier client. Elle s’occupe également des tâches administratives et comptables.

Lorsqu’elle est installée dans un cabinet avec un autre professionnel médical ou paramédical, ils peuvent décider de partager une secrétaire pour s’occuper de ces tâches.

La plupart des clients viennent consulter pour des problèmes de stress, de manque de sommeil, des phobies ou des angoisses ou tout simplement pour se préparer à un examen ou à l’accouchement. Il n’est pas rare que le client ait plusieurs troubles en même temps.

Pendant la première consultation, qui peut durer jusqu’à 1h30, la sophrologue réalise un entretien poussé pour identifier les différentes difficultés qu’elle devra traiter et clarifier les attentes du client.

En fonction de ce bilan, elle propose un programme d’accompagnement personnalisé. Puis, elle pratique une première séance de relaxation pour familiariser le client à sa méthode.

Au cours des consultations suivantes, elle échange avec le client quelques minutes pour connaître son état émotionnel et physique. Ensuite, elle pratique une relaxation dynamique. Elle propose au client de suivre des mouvements corporels auxquels elle associe des exercices de respiration pour évacuer ses tensions physiques. Elle détend le corps avant de relaxer l’esprit.

Elle pratique ensuite la relaxation statique, un état de semi-conscience pendant qu’elle aide le patient à visualiser et intégrer des images et des pensées positives. Ces visualisations permettent au client de redéfinir des schémas de pensées qui ne lui sont pas bénéfiques.

Pendant la séance, la sophrologue utilise également des techniques spécifiques lorsqu’elle cible des problèmes précis : le stress, l’insomnie, la douleur.

Elle ne se contente pas de pratiquer ces méthodes sur son client, elle les lui apprend pour qu’il puisse les essayer seul et qu’il s’approprie la technique. Au bout d’un certain temps, il devient autonome et peut utiliser ces techniques entre les séances pour ressentir les bienfaits au quotidien.

Enfin, la sophrologue discute avec son client pour connaître ses impressions et décider de l’orientation à donner à la prochaine séance. Elle le raccompagne, l’encaisse et convient d’un prochain rendez-vous.

En dehors des consultations à son cabinet ou au domicile du client, elle effectue des missions dans le secteur privé. Les entreprises font appel aux sophrologues pour aider leurs salariés à gérer leur stress, se relaxer et mobiliser leurs ressources au travail.

Pour répondre aux besoins des entreprises, la sophrologue peut organiser :

. des séances d’une heure de relaxation en groupe et parfois en individuel,
. des ateliers sur les thèmes du bien-être au travail : la confiance en soi, la gestion du stress, etc.,
. des interventions de prévention d’une ou deux heures pour informer sur des sujets précis : la méditation, le sommeil, etc.

Elle doit préparer ces interventions de sophrologie avec soin, car elles peuvent représenter une source de revenus régulière si son client est satisfait. Elle prépare les supports papiers et visuels de ses présentations, les techniques de relaxation qu’elle va choisir selon le groupe ou l’individu avec qui elle travaille, et conçoit les exercices qu’elle va pratiquer en atelier, etc.

Elle passe aussi du temps à démarcher les entreprises, à développer des argumentaires de vente adaptés à chaque prospect pour les convaincre d’utiliser ses services.

La sophrologue peut également intervenir à l’hôpital. Elle y réalise le même type d’intervention qu’en cabinet ou en entreprise auprès de malades de longue durée (cancéreux, greffés, toxicomanes, etc.). Elle organise des ateliers et des séances de relaxation pour les aider à gérer le stress et la dépression causés par des traitements lourds, des hospitalisations longues et des douleurs chroniques.

Rappelons que la sophrologue n’est pas un médecin, elle ne fait pas de diagnostic. Elle travaille en complément des thérapies médicales pour accompagner le patient dans son parcours de santé. Elle l’aide à préserver son bien-être et sa motivation tout au long de son combat contre la maladie.

Même si la majorité des sophrologues sont des femmes, il est tout à fait possible pour un homme d’exercer ce métier.

1.2 Tenue et équipement d’une Sophrologue :

À domicile, à son cabinet ou lors de ses missions en entreprises, elle travaille en tenue de ville. Aucun équipement n’est nécessaire pour pratiquer la sophrologie.

Elle doit uniquement équiper son cabinet pour recevoir des clients : une salle d’attente, un bureau, un ordinateur, une imprimante, un fauteuil ou une chaise pour le patient, etc.

1.3 Qualités essentielles, compétences requises pour être Sophrologue :

La sophrologie est un métier de soutien à la personne. Il faut avant tout aimer aider les autres, faire preuve de non-jugement et savoir écouter avec empathie pour créer un lien de confiance avec son client.

La sophrologue est naturellement bienveillante et tolérante. Elle a une connaissance de soi, de son corps, du bon sens et une vision positive de la vie pour communiquer cette clarté et cette vision à son client.

Elle doit avoir de solides connaissances et de l’intégrité pour savoir aider son client tout en reconnaissant les limites de son expertise. Comme elle travaille à son compte, sa pro-activité, son sens de l’entrepreneuriat et sa persévérance l’aideront à développer son activité et à réussir.

1.4 Débouchés, recrutement, où exercer le métier de Sophrologue :

La grande majorité des sophrologues sont indépendantes. Elles pratiquent à leur domicile, au domicile des patients non-valides, dans un cabinet ou dans un centre de sophrologie.

Lorsqu’elle loue un local, il n’est pas rare qu’elle le partage avec d’autres professionnels de la santé (médecin, kinésithérapeute) ou du paramédical (naturopathe, diététicien) pour réduire ses coûts et améliorer sa visibilité.

La plupart choisissent le statut de la micro-entreprise, car il est le plus flexible et plus avantageux, surtout pour commencer. En tant qu’indépendante, elle a la possibilité d’intervenir dans différentes structures, en particulier en entreprise, où elle peut organiser des séances de relaxation et des ateliers sur le thème du bien-être. Cette pratique se développe de plus en plus. Elle peut également travailler en centre de formation pour apprendre la discipline à des étudiants.

Après quelques années d’expérience, il est possible de trouver des débouchés dans les établissements de soins, en particulier dans un service anti-douleurs, un centre de gestion du stress, en addictologie, en oncologie (traitement des cancers) pour aider les malades à gérer leur souffrance psychologique et physique.

Une partie des personnes formées à la sophrologie travaillant en centre de soin, utilisent la sophrologie en complément de leur activité principale, on trouve par exemple des infirmières ou des thérapeutes sophrologues.

Il est possible mais très rare de trouver des emplois salariés au sein d’une association ou d’un organisme paramédical.

Le marché du bien-être et de la médecine douce est en constante expansion. On commence à ouvrir des postes de sophrologue dans les centres de soins, car le public est en demande d’un accompagnement pour gérer la douleur et le stress sans médicament.

Il est tout à fait possible de trouver des clients et des missions en entreprises, mais il faut savoir persévérer et proposer des techniques complémentaires (hypnose, réflexologie, Reiki, massage) pour compléter son offre et attirer suffisamment de clients. C’est ce que font beaucoup de sophrologues aujourd’hui pour agrandir leur base de clients et arriver à vivre de leur pratique.

1.5 Horaires, conditions et temps de travail d’une Sophrologue :

Lorsqu’elle exerce en profession libérale, elle choisit les jours et les horaires où elle travaille. Plus de la moitié des sophrologues travaillent à temps partiel et ne consultent que 2 à 3 jours par semaine, samedi inclus. Le plus souvent de 9h à 20h pour répondre aux besoins de ses clients.

Lorsqu’elle réalise des missions en entreprise, elle intervient pendant les heures de bureau (9h-18h) : une heure pour les séances de relaxation, quelques heures pour un séminaire ou 1/2 journée pour un atelier.

Les conditions de travail au cabinet sont agréables, mais les tâches administratives et les difficultés financières peuvent être stressantes.

Atelier de sophrologie de groupe

2. Quel est le salaire d’une Sophrologue, son évolution de carrière :

2.1 Combien gagne une Sophrologue, rémunération, primes :
2.2 Évolution professionnelle d’une Sophrologue :

2.1 Combien gagne une Sophrologue, rémunération, primes :

Même après plusieurs années de pratique, encore une partie des sophrologues n’arrivent pas à vivre de leur pratique, c’est-à-dire à gagner l’équivalent d’un SMIC.

Plus de la moitié travaille à temps partiel et pratique une autre activité en parallèle. Que ce soit par choix ou par manque de client, de nombreuses praticiennes de sophrologie n’ont pas des revenus suffisants pour vivre uniquement de cette pratique.

Pour réussir, la sophrologue doit, entre autres, trouver le moyen de se faire connaître : créer un site internet, parler de son activité à d’autres praticiens (médecins, pharmaciens) pour se faire recommander auprès de leurs clients, et être performante pour faire marcher le bouche à oreille.

Elle doit essayer de fidéliser une clientèle aisée (sportifs, acteurs, cadres supérieurs) mais aussi développer ses interventions extérieures. L’animation d’ateliers en entreprise est particulièrement rentable.

Le tarif d’une consultation d’une heure se situe entre 30€ et 70€, le prix varie en fonction du secteur géographique et de la réputation de la praticienne. C’est en région parisienne que l’on trouve les tarifs de consultation les plus élevés.

Mais en moyenne, une séance de sophrologie est facturée aux alentours des 50€, un peu plus lorsque le sophrologue se déplace au domicile du client. Les tarifs de groupe pour les séances de relaxation coûtent en moyenne entre 10€ et 20€ par personne.

À noter : les consultations dans les cabinets ne sont pas remboursées par la sécurité sociale, seules certaines mutuelles prennent en charge une partie des consultations.

2.2 Évolution professionnelle d’une Sophrologue :

Les possibilités d’évolution consistent essentiellement à développer et diversifier ses interventions extérieures : en entreprise, dans le milieu sportif (centre de préparation mentale), en milieu scolaire, en cure de thalassothérapie, etc.

Il est possible de se former à d’autres techniques pour élargir ses connaissances et enrichir sa pratique pour gagner en efficacité thérapeutique et attirer de nouveaux clients.

Une sophrologue peut donc se former à la méditation de pleine conscience, à la kinésiologie ou encore au yoga.

La sophrologue peut aussi écrire un livre, donner des conférences ou devenir formatrice.

Enfin, elle peut se reconvertir dans un autre métier du bien-être : spa praticien, diététicienne, naturopathe, etc.

Sophrologue avec sa patiente

3. Quels diplômes, études, formations, concours pour devenir Sophrologue :

Comme pour beaucoup d’autres médecines douces, la profession n’est pas réglementée en France, il n’existe donc pas de diplôme de l’éducation nationale.

En théorie, il est donc possible de s’installer en tant que sophrologue sans avoir de diplôme. Mais il est indispensable de se former si l’on veut être crédible, trouver et fidéliser sa clientèle.

Plusieurs organismes privés proposent des formations pour devenir sophrologue. Ces formations sont accessibles aux jeunes et aux adultes. Pour certaines, il faut avoir un baccalauréat pour être admis, d’autres n’exigent aucun diplôme.

Le format d’enseignement le plus courant est composé de séances de formation de 2-3 jours par mois (en semaine ou le week-end) pendant plusieurs mois ou années selon la formation choisie.

Depuis peu, certains organismes ont réussi à inscrire leur diplôme au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). La commission du RCNP est déléguée par l’état pour répertorier des certifications privées de qualité.

Un organisme (école, syndicat de la profession, chambre de commerce) fait une demande pour être inscrit au registre, la commission examine la qualité de la certification qu’il propose et accepte ou non de l’homologuer.

L’organisme dont la certification a été acceptée peut la délivrer avec la mention RNCP aux élèves ayant suivi leur formation et ayant réussi l’examen. Cette mention n’est pas non plus obligatoire pour s’installer en tant que sophrologue, mais cela représente pour certains un gage de qualité.

En 2019, 8 organismes peuvent délivrer un certificat RNCP de sophrologue :

. École Française Supérieure de Sophrologie (EFSS), poids plume,
. Centre de formation en sophrologie dynamique – SODY formation,
. Fédération des Écoles Professionnelles en Sophrologie (FEPS),
. École Des Hautes Études de Sophrologie et bio-analyse (EDHES),
. Académie de sophrologie de Paris,
. Conscientia Sarl, Esophro Formation,
. Institut de formation à la sophrologie,
. Sébastien BORCHI.

Ces organismes proposent plusieurs lieux de formation partout en France pour passer ces certifications. Ils donnent tous le droit à un niveau III d’étude, l’équivalent d’un BAC+2.

Quelle que soit la formation choisie, les enseignements comportent généralement des modules :

. de gestion administrative, comptable et commerciale (outils bureautiques, budget, communication, etc.),
. de préparation à l’installation (choix du statut, business plan, prospection, etc.),
. de réalisation des entretiens de sophrologie (analyse de la demande du client, conception du protocole d’accompagnement, animation de séances),
. d’apprentissage des techniques de sophrologie (relaxations dynamiques, sophronisation, etc.).