Fiche Métier de Chauffeur de Taxi

Le chauffeur de taxi transporte des personnes pour de courts ou longs trajets à bord d’un véhicule léger. Il peut circuler à la recherche de clients (maraude) ou travailler sur réservation. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir chauffeur de taxi.

Synonymes et métiers similaires : chauffeur de bus, ambulancier, auxiliaire ambulancier, chauffeur livreur, chauffeur poids-lourds.
Niveau d’étude ou diplôme minimum : Certificat de Capacité Professionnelle de Conducteur de Taxi (CCPCT).
Études en alternance : non.
Salaire débutant : 1.800€ brut par mois.
Statut : salarié, artisan.
Limite d’âge pour le recrutement : aucune.

1. Que fait un Chauffeur de Taxi : missions, tâches et fonctions
2. Quel est le salaire d’un Chauffeur de Taxi, son évolution de carrière
3. Quels diplômes, études, formations pour devenir Chauffeur de Taxi

1. Que fait un Chauffeur de Taxi : missions, tâches et fonctions

1.1 Quotidien de métier

Avant de débuter sa journée de travail, le chauffeur de taxi commence par vérifier l’état de son véhicule : niveaux d’ huile, d’eau, pression des pneus, état général…

Ensuite, on ne peut pas dire qu’il y ait de journée type pour un chauffeur de taxi. Son quotidien dépend de la longueur des courses effectuées, du type de transport ou encore de sa façon de trouver des clients : en maraude ou sur réservation.

S’il maraude, le chauffeur se rend sur son lieu de départ pour y attendre des clients. Généralement, il s’agit de lieux de transits (aéroports, gares, etc), car c’est là où le taxi a le plus de chances de trouver des clients rapidement.

En revanche, si le taxi a été réservé, le chauffeur se rend directement sur le lieu du rendez-vous pour y rejoindre son client.

Le chauffeur charge les bagages de ses clients, et peut les aider à s’installer à bord du véhicule si besoin (personne âgée, handicapée…).

Avant de partir, il n’oublie pas de mettre en marche le compteur horokilométrique (taximètre), qui lui permet de facturer sa course.

Pendant le trajet, le chauffeur adapte son attitude à celle du client : il peut entamer la conversation ou rester silencieux. Une fois la course terminée, le chauffeur de taxi encaisse son client avant de le laisser partir. Tout comme en début de course, il s’occupe des bagages et peut l’aider à sortir du véhicule en cas de besoin.

Un grand nombre de taxis sont conventionnés (agréés et certifiés par la CPAM). Cela signifie qu’ils peuvent effectuer des transports de personnes remboursés par l’assurance-maladie. En fonction des entreprises, ces transports peuvent représenter une petite partie de leurs courses ou bien une vaste majorité.

Lors d’un transport conventionné, le chauffeur de taxi peut emmener son client dans un hôpital, chez le médecin, chez le kinésithérapeute, le psychiatre, etc. Il est fréquent qu’il l’accompagne à l’intérieur des locaux, jusqu’au service où il est attendu.

Dans le cas d’un transport conventionné, c’est la sécurité sociale qui règle la course. Pour cela, le chauffeur de taxi doit se rendre au secrétariat de l’établissement afin de récupérer le bon de transport établi par un médecin, qui permettra de facturer la course.

Pour la suite de sa journée, le chauffeur reçoit ses courses par téléphone, directement de la part du client ou de l’entreprise pour laquelle il travaille. Il peut également les recevoir sur un PDA (Personal Digital Assistant), petit ordinateur de poche.

À noter : le chauffeur de taxi peut être appelé à faire une course à plusieurs centaines de kilomètres. Dans ce cas, il n’effectuera qu’une course dans la journée, et, en fonction de l’heure et de la distance, il devra passer la nuit à l’hôtel avant de revenir.

Après avoir effectué sa dernière course de la journée, le chauffeur effectue le nettoyage intérieur et extérieur de son taxi.

Pour un artisan, la journée n’est pas terminée une fois son véhicule rangé. Il doit s’occuper de la facturation des courses de la journée.

Au quotidien, il doit consacrer une partie de son temps à la gestion de son entreprise (contrats avec les assurances, prise de réservation, entretien des véhicules, comptabilité, etc.).

Le métier de chauffeur de taxi est encore majoritairement masculin. Cependant, de plus en plus de femmes y accèdent.

1.2 Tenue et équipement

En général, le chauffeur de taxi porte une tenue de ville et des chaussures confortables (baskets, tennis…). En fonction des entreprises, il est possible qu’il porte un gilet au nom de sa société.

S’il travaille dans une entreprise d’ambulances, il est vêtu d’un uniforme, généralement bleu.

Le chauffeur possède une carte professionnelle, qui doit obligatoirement être visible depuis l’extérieur du taxi.

Pour recevoir ses courses, il est muni d’un téléphone portable et peut être équipé d’un PDA (assistant numérique).

Évidemment, l’outil de travail principal du chauffeur est son taxi. Celui-ci est équipé obligatoirement de :

  • un taximètre (compteur horokilométrique indiquant le prix de la course),
  • une plaque indiquant le N° de l’ADS (Autorisation De Stationnement), ainsi que le nom de la commune dont il dépend,
  • un Terminal de Paiement Électronique (TPE),
  • une imprimante,
  • une enseigne indiquant la mention TAXI sur le toit du véhicule.

1.3 Qualités essentielles, compétences nécessaires

Le chauffeur de taxi doit être agréable, courtois et poli avec la clientèle. Il doit également être sociable, car la conversation s’installe souvent pendant le trajet.

Le chauffeur de taxi doit avoir une bonne connaissance du secteur où il exerce et sait s’orienter. Il possède de bonnes capacités de concentration et fait preuve de réactivité (obstacle sur la route, feu rouge, etc).

Il doit être titulaire du permis B et être bon conducteur (conduite prudente, respect du code de la route…).

Savoir garder son sang-froid est également primordial pour un chauffeur de taxi, que ce soit dans les embouteillages, face à certains clients difficiles, où lorsqu’il est pressé par le temps.

Avoir quelques notions d’anglais, même si ça n’est pas une obligation, est apprécié dans cette profession où l’on fréquente régulièrement les lieux de transit internationaux (gares, aéroports…).

1.4 Débouchés, recrutement, où exercer ce métier

Un chauffeur de taxi est assuré de trouver rapidement un emploi, car de nombreuses entreprises recrutent, particulièrement dans les campagnes.

Il peut être salarié dans une entreprise de taxis ou d’ambulances (beaucoup d’entreprises cumulent les deux). Dans ce cas, le recrutement se fait par candidature spontanée avec CV et lettre de motivation ou en réponse à une offre d’emploi.

Le chauffeur de taxi peut aussi se mettre à son compte, sous le statut d’artisan. Pour cela, il peut :

  • acheter une licence,
  • louer une licence et verser un loyer mensuel au propriétaire,
  • obtenir une licence gratuite auprès d’une mairie (sur liste d’attente), qui dure cinq ans et qui est renouvelable.

1.5 Horaires, conditions et temps de travail

Les horaires d’un chauffeur de taxi sont très flexibles. Il peut travailler la nuit, les jours fériés et les week-ends.
Le chauffeur fait souvent de nombreuses heures supplémentaires. La durée minimale de travail est en moyenne de 40 heures par semaine.

L’artisan à son compte a une grande liberté, il choisit son temps de travail et ses jours de repos, mais ne travaille pas moins pour autant.

Les conditions de travail sont assez difficiles. Le chauffeur de taxi effectue des longues journées de travail au cours desquelles il a souvent plusieurs heures d’attente.

C’est un métier qui peut générer du stress (embouteillages, clients difficiles), mais le contact avec la clientèle peut aussi être agréable et faire passer le temps.

2. Quel est le salaire d’un Chauffeur de Taxi, son évolution de carrière

Pour un chauffeur de taxi salarié, un débutant perçoit un peu plus du SMIC 1800€ brut par mois (1.400€ net).
Avec de l’expérience, les heures supplémentaires et diverses primes, il gagne en moyenne 2.300€ brut par mois (1.800€ net).

Le salaire d’un chauffeur de taxi indépendant (artisan), est difficile à estimer. Sa rémunération dépend du nombre de ses clients, des heures auxquelles il travaille (de jour ou de nuit), du département dans lequel il exerce, etc. En moyenne, un artisan génère entre 3.000€ et 5.000€ de chiffre d’affaires par mois.

Il ne faut pas oublier que l’artisan doit déduire ses charges, ses cotisations et ses impôts avant de pouvoir connaître sa rémunération nette.

En ce qui concerne son évolution de carrière, le chauffeur de taxi peut évoluer vers un poste de régulateur dans son entreprise et ainsi distribuer et organiser les courses des chauffeurs. Il peut aussi choisir de passer son diplôme d’auxiliaire ambulancier. Les entreprises qui ont à la fois des taxis et des ambulances aiment particulièrement ces profils.

Enfin, l’évolution la plus courante pour un salarié est de se mettre à son compte et de devenir artisan. L’installation peut être très coûteuse. En plus de l’achat du véhicule, le chauffeur peut choisir d’acheter une licence, dont les prix vont de 30.000€ dans les petites villes, et peuvent dépasser les 250.000€ dans les grandes agglomérations (Paris, Nice, etc).

Quand au chauffeur artisan, il peut décider de développer son entreprise en achetant d’autres licences et en recrutant des salariés.

3. Quels diplômes, études, formations pour devenir Chauffeur de Taxi

Pour exercer la profession de chauffeur de taxi, qui est encadrée par le ministère de l’Intérieur, il faut avoir obtenu le Certificat de Capacité Professionnelle de Conducteur de Taxi (CCPCT).

Pour pouvoir s’inscrire à l’examen, il faut remplir certaines conditions au préalable :

  • être titulaire du permis B depuis au moins 3 ans ou 2 ans avec un apprentissage anticipé à la conduite,
  • posséder un casier judiciaire vierge,
  • détenir un certificat médical d’aptitude à la conduite d’un taxi,
  • posséder un certificat de secouriste de niveau 1 minimum (P.S.C.1) de moins de deux ans.

La formation est payante et se déroule dans un centre agréé privé. La durée de la formation est de 4 à 8 semaines, selon les centres. Il est également possible de se présenter en candidat libre à l’examen.

C’est la préfecture du département du postulant qui délivre les dossiers de candidature.

L’examen comporte deux parties, les épreuves théoriques et la pratique :

  • Épreuves Théoriques : 5 épreuves de tronc commun et 2 épreuves spécifiques.

Épreuves de tronc commun :

– réglementation du transport public particulier de personnes,
– gestion,
– sécurité routière,
– français,
– anglais.

Épreuves spécifiques :

– connaissance du territoire de la réglementation locale,
– réglementation nationale spécifique et gestion spécifique.

  • Épreuve Pratique :

Seuls les candidats qui auront réussi les épreuves théoriques pourront passer la pratique. Elle consiste en un test de conduite simulant une course avec de supposés clients désirant se rendre d’un point A à un point B.

Le candidat est évalué sur la préparation du parcours, la prise en charge des clients, la sécurité, la souplesse de sa conduite ainsi que la facturation et l’utilisation du taximètre.

Après avoir obtenu le CCPCT, le futur chauffeur doit demander sa carte professionnelle à la préfecture. Lorsqu’il l’a reçue (quelques semaines plus tard), le chauffeur peut commencer à exercer, en tant que salarié, ou bien entamer les démarches pour se mettre à son compte.

Si un artisan souhaite faire du transport conventionné (transports pris en charge par la sécurité sociale qui peut représenter une grande partie du chiffre d’affaires d’un artisan), il devra avoir 3 ans d’exploitation. En attendant, beaucoup de chauffeurs choisissent de louer une licence.