Fiche Métier de Sapeur-Pompier

Le ou la sapeur-pompier secourt les personnes (sinistres, accidents…), protège les biens et l’environnement (inondations, pollutions…) et éteint des incendies. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir sapeur-pompier.

Sapeurs Pompiers de Paris
Sapeurs Pompier de Paris ©Ibex73

Synonymes et métiers associés : SPP (Sapeur-Pompier Professionnel), SPV (Sapeur-Pompier Volontaire), pompier, soldat du feu, sapeur d’incendies, JSP (Jeunes Sapeurs-Pompiers), soldat du feu.
Niveau d’études ou diplômes requis : Brevet des collèges pour SPP, aucun pour SPV.
Études en alternance : non.
Salaire débutant : SMIC, primes possibles.
Statut : fonctionnaire territorial de catégorie A, B ou C de la filière des sapeurs-pompiers, militaire (pompiers de Paris et de Marseille).
Limite d’âge pour le recrutement : entre 18 et 50 ans.

1. Que fait le Sapeur-Pompier : missions, tâches et fonctions :
2. Quel est le salaire d’un Sapeur Pompier, et son évolution de carrière :
3. Quels concours, diplômes, études, formations pour devenir Sapeur-Pompier :

1. Que fait le Sapeur-Pompier : missions, tâches et fonctions :

Le sapeur-pompier est connu pour sa mission d’extinction des incendies. Pourtant au fil des années, sa profession a énormément évolué. De nos jours, le secours aux victimes et l’aide aux personnes représentent plus de la moitié des interventions des brigades de pompiers. Pour les malaises, les brûlures, les noyades etc, les pompiers sont les premiers à arriver sur les lieux et doivent agir vite.

Le reste des opérations varient en fonction de la zone où exerce le pompier.

Les dégâts des eaux et inondations se rencontrent en majeure partie dans les régions de bord de mer ou de fleuve. Le sapeur-pompier intervient pour secourir les populations (personnes bloquées dans leurs maisons, dans leurs voitures, déblaiement des voies de circulation…).

Les capturent d’animaux peuvent également lui être demandées et sont assez fréquentes (chiens agressifs, animaux sauvages entrés en ville…).

Les incendies représentent seulement 10% du travail des sapeurs. Ils peuvent avoir lieu en zone naturelle (forêt) ou en zone urbanisée (habitation, véhicule, poubelle…). Le soldat du feu privilégie la vie des personnes par rapport à la protection des biens et des espaces. Mais quand un incendie ravage une forêt, le pompier doit déployer la même énergie que pour secourir des personnes. La protection de l’environnement est primordiale dans sa mission de service public.

L’extinction d’incendie reste une intervention typique du métier de sapeur-pompier car il est le seul habilité à intervenir dans ce cas (matériel adéquat et formation appropriée).

Les accidents de la circulation (voitures, bateaux, avions, trains) mobilisent beaucoup les sapeurs-pompiers et sont les interventions les plus impressionnantes. Les victimes de la route se trouvent souvent dans des états médicaux extrêmes et les pompiers doivent pouvoir apporter les soins nécessaires à leur survie (massage cardiaque, garrot, position latérale de sécurité…) avant l’arrivée des médecins. Les pompiers s’appliquent également à sortir les victimes des véhicules pour les transporter vers les établissements médicaux (dés-incarcération).

Les opérations de sortie des risques technologiques et environnementaux, moins fréquents, font partie du panel d’interventions des pompiers qui doivent savoir faire face aux pollutions industrielles, aux marées noires et autres alertes pollutions pour protéger les populations.

Les pompiers traitent aussi les pannes d’ascenseurs, les fuites de gaz et d’eau et tous les sinistres qui peuvent mettre en péril la vie d’autrui. Ces opérations restent secondaires : les pompiers les réalisent lorsqu’ils ne sont pas sollicités ailleurs.

De par la nature de son travail, le pompier porte un uniforme qui est emblématique de sa profession et indispensable à sa sécurité : casque, gants, chaussures de sécurité, vestes et pantalons anti-feu, insignes et attributs des sapeurs-pompiers…Le maniement du matériel (comme la lance à incendie, le camion ou l’échelle) est très technique et demande une condition physique irréprochable.

Au cours des interventions, rien ne distingue les Sapeurs Pompiers Professionnels (SPP) des Sapeurs Pompiers Volontaires (SPV). Ils font les mêmes missions.

La profession compte très majoritairement des hommes mais il est tout à fait possible pour une femme de faire ce métier. Et la profession a plutôt tendance à se féminiser peu à peu : environ 10% des sapeurs-pompiers sont des femmes.

. Qualités essentielles / compétences requises : le soldat du feu possède une condition physique à toute épreuve. Il aime travailler en équipe. Il met son dynamisme et sa maîtrise de soi au service des autres et doit donc avoir un grand sens du service public.

. Débouchés, recrutement, où exercer : les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires sont employés uniquement par des collectivités territoriales ou des Services Départementaux d’Incendie et de Secours (SDIS).

Les lauréats du concours de sapeur-pompier professionnel sont inscrits sur liste d’aptitude. Le président du conseil d’administration du SDIS y choisit un candidat pour le recruter. Pour les emplois de catégorie A et B, c’est le président du conseil d’administration du SDIS et le préfet du département qui décident du recrutement.

Le volontariat chez les sapeurs-pompiers est indispensable. La majorité des sapeurs sont des volontaires (79%). Ils assurent la moitié des interventions en milieu semi-urbain et 80% des missions en zone rurale.

Le recrutement des pompiers volontaires se fait en réponse à une candidature « classique » adressée au SDIS du département souhaité (CV, lettre de motivation, entretien, copie des titres, diplômes ou attestations de formation). Il est également possible de se renseigner auprès des communes pour savoir si elles ont un centre de première intervention (corps communal de sapeurs-pompiers volontaires).

Un SPV est engagé pour une période de 5 ans au grade de sapeur. La première année est probatoire. L’activité de sapeur-pompier volontaire s’exerce comme celle de professionnel, avec obéissance, discrétion, responsabilité et dans le respect de la charte nationale du sapeur-pompier volontaire. Le renouvellement de l’engagement du SPV se fait à condition qu’il remplisse les conditions d’aptitude physique et médicale.

Le métier de sapeur-pompier est prestigieux et suscite de nombreuses vocations. La présence des sapeurs-pompiers est un enjeu majeur de sécurité des populations. Malgré cela, la profession peine à recruter en raison des exigences et des risques du métier. Les postes à pourvoir sont donc nombreux.

. Horaires, conditions et temps de travail : les conditions de travail du sapeur-pompier professionnel le conduisent à être sollicité tous les jours de l’année (samedi, dimanche, fériés) à toute heure, de jour comme de nuit. Son métier fonctionne sur un principe de gardes et d’astreintes (de 24 à 48h) compensées par des jours de repos.

Deux pompiers volontaires sur trois ont une activité professionnelle parallèlement à leur engagement de pompier. Le sapeur volontaire salarié peut bénéficier d’un assouplissement de ces horaires de travail. Dans ce cas, une convention est signée entre l’employeur et le SDIS. Elle précise les modalités de disponibilité du salarié pour les opérations et pour la formation aux missions de sapeur-pompier.

Pompiers en intervention incendie
Pompiers en intervention ©Kevin B

2. Quel est le salaire d’un Sapeur Pompier, et son évolution de carrière :

2.1 Combien gagne un sapeur-pompier, rémunération et primes :

2.1.1 Rémunération d’un Sapeur Pompier Professionnel (SPP) :

En début de carrière, un sapeur-pompier professionnel de catégorie C gagne environ le SMIC. En fin de carrière, son salaire est de 1.324€ net par mois en moyenne.

Mais il peut gagner plus en évoluant vers des grades supérieurs : sous-officier (sergent, adjudant…), officier (major, lieutenant, capitaine, commandant…), caporal, caporal-chef. Les grades sont accessibles par ancienneté et sur concours. De plus, le sapeur-pompier bénéficie de primes, d’indemnités et éventuellement, d’un logement de fonction.

2.1.2 Rémunération d’un Sapeur Pompier Volontaire (SPV) :

Le sapeur-pompier volontaire touche lui aussi une indemnité horaire. Elle va de 7,60€ net à 15,20€ net suivant la période d’intervention : dimanche, jour férié, nuit…(2016). Ces indemnités horaires lui sont versées en fin de mois par son SDIS. Cette indemnité est majorée de 50% les dimanches et jours fériés et de 10% entre 22 heures et 7 heures du matin.

Ces indemnités ne sont pas soumises à l’impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux. Le SPV retraité a le droit à une « prestation de fidélité et de reconnaissance » en fonction de sa durée de service.

D’autres avantages sociaux sont attribués au SPV : allocation de réversion, couverture sociale, actions de formation, prestations en nature, indemnisation pour incapacité temporaire de travail, frais funéraires, indemnisation d’invalidité permanente.

2.2 Évolution professionnelle d’un Sapeur Pompier :

La carrière du sapeur-pompier professionnel peut évoluer vers une spécialisation. Dans sa caserne, il peut prendre des fonctions plus en lien avec la mécanique, l’informatique ou encore la gestion. Au cours des interventions, il peut devenir un expert en plongée, en pilotage d’hélicoptère, en dressage de chiens de recherche etc.

Pompiers sur un accident de la route
Démonstration intervention accident de la route ©Ibex73

3. Quels concours, diplômes, études, formations pour devenir Sapeur-Pompier :

Il n’existe aucun diplôme ni études spécifiques pour devenir pompier volontaire. Mais le SPV reçoit une formation initiale adaptée à ses missions futures. Le SPV bénéficie également d’une formation continue de perfectionnement tout au long de son engagement.

Par contre, pour devenir sapeur-pompier professionnel, il faut passer un concours de la fonction publique territoriale. Le concours de sapeur-pompier de 2ème classe est de niveau brevet des collèges.

Pour accéder directement au grade de lieutenant, il est possible de passer un concours ouvert aux détenteurs d’un Bac+3 minimum.

3.1 Concours de Sapeur-Pompier Professionnel :

Pour le passer, il faut s’inscrire auprès d’un SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours, un par département). Il est impératif de posséder un diplôme d’études du premier cycle (brevet des collèges) ou d’un diplôme de niveau V (CAP, BEP).

Les pompiers volontaires qui souhaitent se présenter au concours doivent posséder trois années de service effectif en qualité de sapeur, de jeune sapeur, de volontaire civil de sécurité, de sapeur-pompier auxiliaire ou de militaire. Il leur est également nécessaire d’avoir reçu la formation initiale d’application (FIA) de sapeur-pompier de 2ème classe (ou équivalence).

Le concours de lieutenant de sapeur-pompier professionnel est organisé tous les ans par la direction de la sécurité civile (Ministère de l’Intérieur). C’est un concours national dont les dates sont publiées au journal officiel.

Les épreuves du concours de SPP :

Les épreuves physiques et sportives sont éliminatoires.

Il y a également des épreuves écrites : problèmes mathématiques, QCM, questionnaire ouvert.

Un entretien oral avec un jury permet au candidat d’exposer ses motivations.

Les lauréats du concours sont inscrits sur liste d’aptitude et recrutés par le SDIS du département choisi.

3.2 Les Sapeurs-Pompiers Militaires :

A Paris et à Marseille, les pompiers sont des militaires (armée de terre et marine nationale). Après un concours national (examens psychotechniques et entretien de motivation) accessible du niveau brevet des collèges à Bac+3, les recrues suivent une formation de 6 mois. Vous pouvez vous renseigner auprès des Centres d’Information et de Recrutement des Forces Armées (CIRFA) de chaque département.