Fiche Métier de Courtier

Un courtier, ou courtière, est un intermédiaire entre un client et plusieurs sociétés d’assurance, de prêt immobilier, de travaux ou de marchandises. Il s’occupe de trouver la meilleure offre pour son client. Cette fiche métier vous donne toutes les informations utiles pour devenir courtier.

Courtier

Synonymes et métiers associés : courtier en assurance, mandataire en assurance, courtier en marchandises, courtier en immobilier, courtier en travaux, courtier en voyage, courtier en automobile, négociateur, commercial.
Niveau d’étude ou diplôme minimum : BAC+3 Finance, Banque, Immobilier ou Assurance, expérience ou stage professionnel.
Études en alternance : oui.
Salaire débutant : dépend des commissions.
Statut : indépendant.
Limite d’âge pour le recrutement : 18 ans minimum.

1. Que fait un Courtier : missions, tâches et fonctions
2. Quel est le salaire d’un Courtier, son évolution de carrière
3. Quels diplômes, études, formations pour devenir Courtier

1. Que fait un Courtier : missions, tâches et fonctions

Le courtier est employé par un client, professionnel ou particulier, pour le conseiller sur le produit d’assurance le plus adapté à ses besoins, lui trouver les meilleures offres sur le marché et l’aider tout au long du processus de souscription.

Le métier est très répandu dans le secteur des assurances. Mais depuis quelques années, le métier se développe dans une multitude d’autres domaines : l’immobilier, les travaux, le voyage, l’automobile, etc. Son rôle et ses missions sont très similaires dans ces secteurs d’activités.

1.1 Quotidien d’un Courtier

Il est engagé par des particuliers ou des entreprises pour les aider à trouver un contrat d’assurance adapté à leurs besoins. Tout d’abord, il prend le temps de comprendre les besoins des clients et leurs risques. En fonction de ces informations, il les oriente vers le bon produit d’assurance et les garanties adéquates.

Ses conseils sont précieux, car il connait très bien le marché dans lequel il s’est spécialisé et collabore avec un portefeuille de compagnies qu’il a sélectionné au préalable pour leur sérieux et leur solvabilité.

Il cherche les produits du marché les mieux adaptés aux spécificités de ses clients, sélectionne les offres, fait jouer la concurrence et négocie le contrat pour ses clients. Une fois que le client est satisfait avec l’offre, le courtier l’accompagne jusqu’à la signature du contrat. En utilisant un courtier, le client bénéficie de conseils d’un expert et gagne du temps.

Le courtier suit son client tout au long de son contrat. En cas de difficultés ou de sinistre, le client contacte son courtier pour qu’il prenne en main les négociations avec la compagnie d’assurance. Il est chargé de la déclaration et du suivi du dossier jusqu’au versement des indemnités.

Il est le mieux placé pour négocier et défendre ses clients, car il connait très bien leurs droits, les garanties et les montants de prise en charge inclus dans leur contrat. Il peut également renégocier les cotisations de ses clients si elles augmentent de manière injustifiée ou les aider à trouver une nouvelle offre plus concurrentielle.

En tant que gérant, il devra également s’occuper de la gestion financière, du recrutement, de la gestion du personnel et de la gestion des tâches administratives de son cabinet.

Voyons maintenant quelques spécialités :

  • Courtier en prêt immobilier : il est mandaté par son client pour lui trouver une offre de crédit immobilier adaptée à son projet, au meilleur taux d’intérêt et aux meilleures conditions. Il accompagne son client jusqu’à la signature chez le notaire.
  • Courtier en marchandises : il met en relation un acheteur (industriel, exportateur, etc.) et un vendeur (collecteurs agricoles, coopératives, négociants, etc.). Il s’occupe de trouver les meilleures marchandises au meilleur prix pour son client et conduit la négociation. Il suit le contrat pour s’assurer que les clauses sont respectées : délai de livraison, qualité de la marchandise, etc. Il fait un travail de veille sur le cours des matières premières.
  • Courtier en travaux : il aide des particuliers ou des entreprises à trouver des professionnels du bâtiment pour un projet de construction. Il analyse le besoin, fait appel à des entreprises du bâtiment sélectionnées pour leur fiabilité, fait jouer la concurrence et présente les différents devis au client.
  • Courtier en voyage : certains aident les particuliers à trouver le voyage qui correspond à leur besoin au meilleur prix, d’autres aident les agences à trouver de nouveaux clients. Dans tous les cas, ils ne font que mettre en relation une agence et des clients.
  • Courtier en automobile : il fait l’intermédiaire entre un client et un vendeur de voitures en France et à l’étranger. Il s’occupe de trouver la voiture qui correspond aux besoins de son client au meilleur prix. À l’étranger, il s’occupe généralement des démarches administratives pour le rapatriement du véhicule.

Quel que soit le domaine où il exerce, une partie de son temps de travail est utilisé à prospecter pour développer et fidéliser sa clientèle (professionnels et particuliers) et son réseau apporteurs d’affaires (experts-comptables, avocats, particuliers, architectes, etc.).

1.2 Tenue et équipement

Un courtier n’a pas de tenue vestimentaire particulière, il porte généralement une tenue de ville ou un costume-cravate/tailleur. Il adapte sa tenue à son type de clientèle. Ses outils de travail principaux sont son ordinateur et son smartphone.

1.3 Qualités essentielles, compétences nécessaires

Un courtier doit avant tout avoir un sens commercial, être persévérant, savoir négocier, car c’est le cœur de son travail : convaincre ses clients et les compagnies de travailler avec lui et négocier les meilleurs termes pour son client.

Il doit avoir de solides connaissances dans le domaine juridique, dans le secteur dans lequel il opère (assurances, crédit, automobile, œuvres d’art, tourisme…) et de sa clientèle (PME, entreprise, particulier, etc.). Il doit se tenir au courant des actualités du marché.

En tant que chef d’entreprise, il doit être proactif et entreprenant. Il doit constamment prospecter pour renouveler sa clientèle et maintenir son activité. Il doit également avoir des notions de gestion (comptabilité, ressources humaines, etc.) pour administrer son affaire.

1.4 Débouchés, recrutement, où exercer ce métier

Il est nécessaire de clarifier le statut des différents intermédiaires :

  • l’agent, contrairement au courtier, représente une seule compagnie d’assurance,
  • le mandataire d’intermédiaire, personnes physiques ou sociétés indépendantes, est mandaté par le courtier pour agir en son nom. C’est un intermédiaire d’intermédiaire.
  • le commercial, lui, est salarié dans des sociétés de courtage.

Un courtier commence généralement sa carrière en bas de l’échelle en tant que commercial salarié dans un cabinet de courtage ou un cabinet d’assurances par exemple. Il pourra progressivement se constituer un portefeuille de clients dont il assura la gestion. Ce n’est souvent qu’après plusieurs années d’expérience qu’il décide de créer son propre cabinet ou de racheter un portefeuille de courtage.

Il peut également apprendre le métier en travaillant pour une agence de courtage en tant que Mandataire d’Intermédiaire d’Assurance indépendant (MIA). Il peut travailler pour de grands groupes ou des petits cabinets.

Pour travailler à son compte en qualité de courtier ou de mandataire d’intermédiaire indépendant, il doit s’inscrire auprès de l’Organisme pour le Registre des Intermédiaires en Assurance (ORIAS).

Pour que sa demande soit acceptée, il doit effectuer plusieurs démarches :

  • s’immatriculer au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS),
  • ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation pour crime, escroquerie, abus de confiance, vol, recel ou trafic de stupéfiants (bulletin n° 3 vierge),
  • justifier de sa capacité professionnelle (voir partie 3),
  • souscrire à une assurance de responsabilité civile professionnelle,
  • justifier de garanties financières en cas d’encaissements.

Le marché du courtage en assurance et en crédit immobilier est en pleine explosion depuis ces dernières années. Et l’application du métier à de nouveaux domaines (voiture, voyage, marchandises, etc.) représente un marché jeune avec un véritable potentiel de croissance. Il est donc tout à fait possible de développer une activité rentable dans ce secteur.

1.5 Horaires, conditions et temps de travail

En théorie, le courtier a des horaires de bureau, mais il doit souvent faire beaucoup d’heures pour développer son activité. Son temps de travail se divise entre le travail de bureau et ses visites chez les clients, les prospects et ses fournisseurs (assureurs, vendeurs de voitures, entrepreneurs du bâtiment, etc.).

Les conditions de travail sont convenables, mais comme tout indépendant, il doit faire face à l’incertitude de ses revenus.

Courtière

2. Quel est le salaire d’un Courtier, son évolution de carrière

Un courtier, quel que soit son domaine, est rémunéré au moyen de commissions sur les « contrats » qu’il a vendu. Elles sont souvent payées par le fournisseur du contrat (les compagnies d’assurances, les entreprises de bâtiment, etc.).

Dans certains cas, il est rémunéré par le client sous forme d’honoraires. C’est le cas, par exemple, des courtiers en voyage.

La rémunération des courtiers est donc très variable d’un professionnel à l’autre. Elle dépend majoritairement du secteur et du pourcentage qu’il applique.

Mais l’activité est généralement très rémunératrice. Il est tout à fait possible pour un bon courtier de gagner entre 5.000€ et 10.000€ brut par mois (entre 3.900€ et 7.800€ net).

Pour développer son activité, le courtier peut rejoindre un réseau international. Et peut également se spécialiser :

  • dans un produit : assurance vie, assurance du prêt immobilier, assurance habitation, etc.,
  • dans un type de client : particulier, entreprise, artiste, indépendant (médecin, avocat, etc.),
  • dans la garantie de risques spécifiques : voiture de collection, œuvre d’art, sportif, etc.

3. Quels diplômes, études, formations pour devenir Courtier

Même si un courtier peut exercer dans différentes spécialités, nous allons nous concentrer sur le courtier en assurance, qui correspond actuellement à la majorité de la profession de courtier.

3.1 Études recommandées pour devenir Courtier en Assurances

  • Niveau Baccalauréat :

Pour accéder facilement aux formations BAC+2, il est conseillé de suivre un baccalauréat général, un BAC Économique et Sociale (ES) ou Scientifique (S) de préférence.

  • Niveau BAC+2 :

– BTS Assurance,
– BTS Négociation et Relation Client (NRC),
– DUT Carrières juridiques.

  • Niveau BAC+3 :

– Licence Pro Assurance, Banque et Finance.

  • Niveau BAC+5 :

– Master en Assurance,
– Master en droit et gestion.

  • Écoles Privées :

L’École Supérieure d’Assurances (ESA) et L’École Nationale d’ASSurances (ENASS) dispensent des formations allant du BAC+2 au BAC+5. Elles font partie des écoles les plus réputées dans les métiers de l’assurance.

3.2 Inscription à l’Organisme pour le Registre des Intermédiaires en Assurance (ORIAS) :

Pour exercer en tant que courtier en assurance, il est nécessaire de s’inscrire à l’Organisme pour le Registre des Intermédiaires en Assurance (ORIAS). Il existe 3 niveaux. Pour cela, le candidat doit répondre à certaines conditions de capacité professionnelle.

  • Niveau 1 de capacité professionnel des Intermédiaires en Assurances (IAS) :

Ce niveau de capacité permet de devenir :

– Courtier gérant d’une société de courtage,
– Salarié responsable d’un bureau de production,
– Animateur d’un bureau de production.

Pour obtenir ce niveau de capacité, le candidat doit répondre à l’un de ces critères :

– détenir un Master 2 (BAC+5) peut importe la spécialité, ou une Licence (BAC+3) spécialisée en finance, banque, assurance ou immobilier,

– avoir une expérience professionnelle d’au moins 2 ans comme cadre ou 4 ans comme non-cadre dans une activité en lien avec la production ou la gestion des contrats d’assurance,

– avoir suivi un stage professionnel d’au moins 150 heures dans une société d’assurance, un agent général, un établissement de crédit, un courtier d’assurances ou un organisme de formation,

– détenir un Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) de la branche professionnelle : CQP Chargé de clientèle en courtage d’assurances, CQP Gestionnaire assurances de personnes en courtage d’assurances option production ou option sinistre, CQP Gestionnaire incendie accident risques divers en courtage d’assurances option production ou option sinistre.

  • Niveau 2 de capacité professionnel des IAS :

Ce niveau de capacité permet de devenir :

– Mandataire d’Intermédiaire d’Assurance (MIA) pour une société de courtage,
– Salarié exerçant en dehors du siège ou d’un bureau de production (commercial itinérant salarié par exemple) n’exerçant aucune fonction d’encadrement.

Le candidat doit pouvoir justifier de l’une des exigences suivantes :

– un cursus de niveau BAC+2 au minimum dans le domaine de la finance, de la banque, des assurances ou de l’immobilier,
– 1 an d’expérience comme cadre ou 2 ans comme non-cadre,
– un stage professionnel d’au moins 150 heures.

  • Niveau 3 de capacité professionnel des IAS :

Ce niveau de capacité permet de devenir :

– Salarié au sein du siège d’une société de courtage (commercial sédentaire par exemple) sous la responsabilité d’un responsable de niveau 1,
– Intermédiation d’assurance à titre accessoire à l’activité professionnelle principale (Intermédiaires de crédits par exemple).

Les conditions d’accès pour ce niveau sont facilitées :

– un BAC+2 dans le domaine de la finance, de la banque, des assurances ou de l’immobilier,
– une expérience professionnelle de 6 mois dans ces domaines,
– un stage professionnel d’une durée raisonnable et suffisante.