Quel est le salaire d’une Esthéticienne et son évolution de carrière ?

Une esthéticienne réalise des soins de beauté et d’entretien du corps et du visage pour ses clients. Mais quel salaire perçoit-elle pour faire son métier ? Comment peut-elle évoluer au cours de sa carrière ?

1. Combien gagne une Esthéticienne, rémunération, primes
2. Évolution professionnelle d’une Esthéticienne

1. Combien gagne une Esthéticienne, rémunération, primes

1.1 Salaire d’un Esthéticienne Salariée

Le salaire minimum des esthéticiennes est fixé par la Convention Collective Nationale (CCN) de l’esthétique-cosmétique. Ce document régit également les conditions de travail des esthéticiennes salariées : congé, heures supplémentaires, maladie, …

L’esthéticienne est rémunérée dès son entrée en formation : elle perçoit entre 27% et 100% du SMIC au cours de son apprentissage, en fonction de son âge et de son année d’études.

Lorsqu’elle signe son premier contrat de travail, l’esthéticienne salariée perçoit un salaire minimum qui équivaut au SMIC en vigueur.

Après 5 années d’expérience, l’esthéticienne diplômée d’un BP ou d’un BAC Pro voit son salaire augmenter pour atteindre 1.556€ brut par mois (1.214€ net).

À expérience égale, une esthéticienne diplômée d’un BTS ou d’un BM perçoit quant à elle un salaire de 1.626€ brut par mois (1.268€ net).

L’esthéticienne qui a obtenu un diplôme de niveau 4 ou 5 et qui assure la fonction d’adjointe de la manager ou de la cheffe d’entreprise gagne 1.695€ brut par mois (1.322€ net).

Après quelques années, son salaire évolue pour atteindre 1.899€ brut par mois (1.481€ net) car elle assume l’animation commerciale de l’institut de beauté qui l’emploie en plus de ses fonctions techniques et managériales.

L’esthéticienne diplômée de niveau 4 ou 5 voit son salaire évoluer de 1.899€ brut par mois (1.499€ net) à 3.308€ brut par mois (2.580€ net) lorsqu’elle devient manager et est considérée comme étant autonome dans la gestion du salon/centre de soins.

L’esthéticienne salariée perçoit des primes en plus de ce salaire de base : 

  • prime d’ancienneté : de 38€ brut par mois à 200€ brut par mois,
  • prime sur objectif : elle est fixée par l’employeur sur la base d’un pourcentage du chiffre d’affaires (CA) réalisé par la salariée,
  • prime de repas : elle est de 6,40€ par repas si l’esthéticienne est dans l’obligation de déjeuner sur son lieu de travail.

Lorsque l’esthéticienne effectue des heures supplémentaires, elles sont généralement récupérées sous la forme d’un repos mais elles peuvent aussi être rémunérées.

Dans ce cas, une majoration s’applique : 

  • de 36 à 43 heures : 125% du taux horaire de base,
  • à partir de 44 heures : 150% du taux horaire de base.

1.2 Rémunération d’une Esthéticienne Indépendante

Après quelques années de carrière en tant que salariée d’un institut ou d’un spa, l’esthéticienne peut décider de se mettre à son compte pour devenir indépendante.

Sa rémunération dépend alors des tarifs qu’elle pratique, de sa réputation, de son lieu d’exercice et du nombre d’heures qu’elle travaille.

La plupart des esthéticiennes indépendantes débutantes ne parviennent pas à se rémunérer au SMIC. Mais, en mettant en place quelques actions de communication (réseaux sociaux, flyers, …) et grâce au bouche-à-oreille, l’esthéticienne indépendante peut se rémunérer au SMIC.

Si elle arrive à remplir son carnet de rendez-vous, elle gagnera même plus qu’en institut.

1.3 Rémunération d’une Esthéticienne qui possède son Institut

Il n’existe pas de sources documentaires permettant de donner un chiffre d’affaires moyen pour les instituts de beauté en France.

Une patronne de centre esthétique peut avoir du mal à vivre de sa profession, ou bien dégager une chiffre d’affaires de plusieurs milliers d’euros.

La réussite de l’esthéticienne qui ouvre son institut dépend de multiples facteurs : expérience professionnelle, rapport entre l’offre et la demande dans le secteur géographique concerné, …

L’ouverture d’un institut nécessite un investissement financier important : achat du matériel, décoration du local, paiement des loyers, …

Cependant, si l’esthéticienne met en place un concept innovant, dans une ville dynamique et emploie un personnel qualifié qui prodigue des soins de qualité, elle peut très bien gagner sa vie.

Actuellement, ce sont les instituts de beauté qui basent leur offre de soins sur des produits biologiques et des pratiques « zen » qui sont très recherchés par la clientèle : massage ayurvédique, tibétain, suédois, etc.

Tout ce qui touche à la santé et à la minceur a également beaucoup de succès en institut : soin énergisant ou relaxant, drainage lymphatique, soin diététique, etc.

2. Évolution professionnelle d’une Esthéticienne

2.1 Évolution de carrière de l’Esthéticienne Salariée

Pour voir son salaire et ses responsabilités augmenter, l’esthéticienne salariée qui a le niveau CAP peut décider de valider des formations de niveau supérieur : BP, BAC Pro, BTS, BM, …

Si elle est titulaire d’un BTS, l’esthéticienne salariée peut participer à la fabrication de produits de beauté en laboratoire en devenant technicienne esthétique-cosmétique.

L’esthéticienne salariée peut également décider de se mettre à son compte pour devenir esthéticienne indépendante et accéder à une rémunération non-plafonnée.

2.2 Évolution de carrière de l’Esthéticienne Indépendante

Pour développer son business et son CA, l’esthéticienne indépendante peut décider de se spécialiser en mettant en place des soins ciblés pour une clientèle aisée : personnalités publiques, sportifs, etc.

En suivant une formation courte, elle peut aussi diversifier son offre de service vers le secteur du bien-être et proposer des massages ou des conseils en diététique, par exemple.

Elle peut également déployer une offre de formation à destination des écoles d’esthétique.

2.3 Évolution de carrière de l’Esthéticienne qui possède son Institut

L’évolution de carrière de l’esthéticienne possédant son institut la conduit généralement à exercer des fonctions d’encadrement d’une équipe.

En effet, si son business fonctionne, elle embauche du personnel qu’elle forme aux pratiques spécifiques de l’institut et fait monter en compétences. Elle peut même décider d’ouvrir de nouveaux instituts.

Elle peut aussi mettre en place des partenariats avec des marques issues de l’univers de la beauté pour proposer davantage de produits à la vente dans son institut.